L’amour Tantrique ca fait froid au Cul

22/11/2013: YUNKE

Et bien voilà, je sais toujours pas si l’amour tantrique c’est vraiment ce que j’ai vécu mais j’ai eu affaire à une sacrée folle de Katmandou et l’amour je l’attend encore.

C’était à l’époque une de ces soirées étudiantes comme il y en a partout, avec les fins de soirées très inertique dues à un sacré arrosage de gosier, de ces fins de soirées où tout les présents sont comateux et ont la peur au ventre d’un peu trop s’éterniser et de faire partie des heureux gagnants qui devront nettoyer et ranger, dans cet état d’esprit on est prêt à se casser avec n’importe quoi et on est pas assez réceptif pour tout bien comprendre ce qui se passe au tours de nous : on cuve!

C’est là, que j’ai eut conscience de la chose, enfin la chose… elle était pas vraiment moche, plutôt bizarre. Elle avait des dreads blondes relevées en chignon qui devait faire au moins dix mètres dépliées et était blanche comme un caché d’aspirine. Maigrichonne sans formes réelles, elle était habillé de bric et de broc exotique, pseudo cool. On aurait dit un sketch à elle toute seule. Elle me regardait avec insistance roulée en boule sur le canapé en vis à vis du mien. Elle a commencé à me bourrer le mou avec l’inde, le Népal et dieu sait quoi encore. Moi j’étais dans le coma mais je me suis dit que si l’occasion se confirmait je pourrait éventuellement tremper le biscuit, alors j’ai joué son jeu en admirant et confirmant tout ce qu’elle barjaquait : et j’ai pécho!

Elle m’a proposé de finir la soirée chez elle et bien sûr j’ai suivi ! Après une sacrée balade sur son scooter avec le vent froid sur la gueule qui décuite on a fini dans une tours en banlieue, planète Marseille pour ceux qui savent pas où on est. Chez elle s’était le musée biknitre de Katmandou, il y en avait de partout, statuettes, meubles en cagettes bariolés, posters, tissus au murs et cette putain d’odeur écœurante d’encens on aurait dit les brouillards de Londres version qui pue, les vapeurs d’une serre tropicale fermentées. Là après un thé immonde et des gâteau à l’orge faits maison qui auraient pu servir d’arme de destruction massive au Vietnam elle commence enfin à me chauffer la bite grave. Je me suis dit, ça y est je vais niquer ! Ben non, pas vraiment. Elle a commencé à intercepter mes mains, elle était partout on aurait dit un poulpe, et à esquiver mes baiser, on aurait pu l’appeler bouche en biais.

Elle m’explique qu’elle pratique l’amour tantrique, me demande si moi aussi et me propose une partie de jambe en l’air façon Vishnou ! Pas regardant du moment qu’on nique, je lui dis ok fais péter Bouddha et ses frères, j’ai fini par me retrouver à poil assis en position d’à peu près lotus au bord du tapis du salon pendant qu’elle s’est installée nue comme un vers en face en position de lotus elle aussi, mais façon méditative très inspirée, les yeux fermés et tout et tout ! L’arnaque c’est qu’elle m’avait demandé de pas la toucher physiquement mais de la toucher par la pensée ! Putaing l’arnaque ! Elle a ignoré toute mes protestations, elle a commencé à gémir de plus en plus, à trembler en transe, pendant que je me faisais chier en me gelant les miches parce que le tapis était petit que je devais pas la toucher et que mes fesses débordaient sur le carrelage super froid.

Ça a duré super longtemps, moi je n’emmerdais grave, mais en même temps je me disais qu’il fallait pas la contrarier primo parce que après toutes ces conneries on allait peut-être vraiment niquer, deuxio parce qu’elle avait l’air tellement perchée que j’avais peur qu’elle me sorte un gros couteau à la Jason si jamais je la vexais. Elle a jouit plusieurs fois en braillant à réveiller les voisins, puis épanouie elle s’est relevée et m’a proposé une autre tournée thé-biscuits ! Moi, il a fallu qu’elle m’aide à me lever car je sentais plus mon cul congestionné. Elle m’a assuré que j’étais de loin un de ses meilleurs partenaires et que mon toucher mental était particulièrement vicieux et jouissif, Bref, frustré, me la recollant sur l’oreille pour la fumer plus tard, j’ai fini ma soirée sur son canapé, déprimé à me demander ce que je foutais là. Je me suis barré à l’aube dégoûté, elle, enchantée, m’a refourgué son phone. J’ai jamais rappelé cette folle pas tranquille.

tantric_1

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

© 2020 XNUMBER1 le BLOG™